Rétrolien

Apec

Présentation

Abonnement flux RSS

  • Flux RSS des articles

Partager

Auteur

Martial Gothier Directeur commercial international industrie B to B biens d'équipements

Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 10:34

Nous avons déjà abordé le thème de l'export direct en décrivant les bases d'une stratégie export dans un article précédent.

 

Cet article est plus particulièrement destiné aux entreprises de taille moyenne, produisant biens d'équipement, articles ou consommables professionnels.

 

Mais comme souvent, PME PMI rime avec structure administrative à coût réduit, et les spécificités des nouveaux marchés extérieurs émergents ne permettent pas toujours d'exporter directement vers les clients étrangers.

 

L'important dans un premier temps est d'identifier les pays cibles pour lesquels vous devrez choisir de passer par un importateur-distributeur.

Cela nécessite d'avoir une connaissance assez pointue du marché local, des habitudes d'investissement ou d'achat de vos futurs clients, et des canaux utilisés pour se fournir en situation normale.

 

1 - Identifiez les clients finaux clés et enquêtez pour savoir comment, quand et où ils achètent (combien c'est encore mieux et quasi indispensable ! )

 

2 - Repérez les distributeurs de vos concurrents déjà sur place et ceux qui vendent des produits connexes aux vôtres, trouvez des occasions de les interviewer ou de les rencontrer (prudemment pour ne pas dévoiler votre stratégie)

 

3 - Appuyez vous sur les enquêtes récentes déjà réalisées par des agences ou organismes indépendants pour décrypter les circuits de distribution par pays (CCI, Ubifrance, Missions économiques, ...) et les modes de consommation ou d'investissements.

 

4 - Faites remonter des infos complémentaires par vos collaborateurs qui visitent le pays convoité

 

5 - Participez en visiteur dans un premier temps à un salon professionnel d'envergure de votre domaine d'activité pour prendre la température du marché, au besoin faites vous assister d'un stagiaire ou d'un étudiant en marketing du cru que vous rémunérez à la mission.

 

6 - Réalisez une ébauche pré-contractuelle chiffrée de vos prétentions à l'export, de la mission du distributeur, et des engagements réciproques nécessaire à la collaboration commerciale envisagée.

Pensez notamment à l'obligation de moyens (commerciaux, support marketing et commercial, stock de pièces, assistance technique) que vous demanderez pour mettre en place une présence commerciale et une crédibilité locale suffisante

Cela servira de base à l'établissement du futur contrat de distribution.

 

7 - Une fois les distributeurs potentiels identifiés, faites une enquête commerciale et financière sérieuse afin d'écarter les prétendants trop farfelus ou trop fragiles économiquement.

 

8 - Faites réaliser un contrat de distribution type par un juriste spécialisé et expérimenté .

NB : Ne cédez pas l'exclusivité dans un premier temps, tout au moins pas sans un engagement chiffré satisfaisant.

 

9 - Une fois la relation de collaboration commerciale engagée, soyez ferme mais traitez vos distributeurs comme des clients et non comme des subalternes !

 

10 - Tenez toujours compte des différences culturellles entre vous, faites preuve d'empathie, le modèle européen occidental n'est pas accepté partout comme référent ou dominant ...

 

rappel : - N'oubliez jamais que la "barrière" de la langue nécessite une communication claire, que le non-dit peut conduire à des conflits commerciaux et avoir des conséquences désastreuses sur votre développement.

(Ecrivez, confirmez, historisez !)

 

 

 

Par mgothier directeur commercial international - Publié dans : Développement export
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 11:06

Votre temps de manager d'équipe commerciale est précieux, mais doit toujours laisser de la place pour leur formation, il va s'agir ici d'un aspect particulier dans le processus de vente : 

Identifier et négocier les objections des clients

Revoyons ensemble les fondamentaux souvent laissés de côté par les vendeurs terrain tant leur action est concentrée sur le produit ou la technique...

 

Ils sont désorientés par les remarques du client et n'ont pas toujours le réflexe d'analyser le pourquoi de cette réaction et de s'y adapter. 

Les objections sont souvent une marque d'intérêt pour le produit; pourquoi votre client vous parlerait-il de ce qui ne l'intéresse pas ?

En ce sens, l'objection peut être l'alliée du commercial pour la suite du processus, donc ne cherchons pas à la combattre mais à la négocier.

 

Les questions à se poser face à une objection du client :

 

1/ Le client est-il sincère, croit-il à ce qu'il dit ? 

2/ L'objection est-elle fondée, s'agit-il d'un fait, d'une réalité ?

 

Suivant les réponses obtenues à ces deux questions, nous obtenons 3 catégories d'objections :

 

A - Non sincère et non fondée (Le client n'y croit pas et ce qu'il dit est faux) 

B- Sincère et fondée (Le client y croit et ce qu'il dit est vrai) 

C- Sincère et non fondée (Le client y croit et ce qu'il dit est faux)

 

Voici un tableau de synthèse pour mieux comprendre les types d'objections et les traiter :

 

Type d'objection

Explication / Commentaire Conduite à tenir

A - Non sincère et non fondée (Le client n'y croit pas et ce qu'il dit est faux)

Mauvaise humeur,mauvaise foi, Aucune solution à chercher sur le fond

ou conflit antérieur non réglé...

Laissez le client s'exprimer jusqu'au bout sans l'interrompre, gardez votre sang froid, n'alimentez pas la discussion, ne tentez pas d'argumenter, faites des réponses courtes, enchaînez sur un autre sujet dès que possible, communiquez sur le traitement rapide du conflit non réglé

B- Sincère et  fondée (Le client y croit et ce qu'il dit est vrai)

L'objection la plus difficile à négocier en apparence : Les faits sont têtus !

Défaut de connaissance du contexte client par le vendeur, la proposition ne correspond pas bien au besoin ou au projet, votre concurrent est plus adapté,...

Si vous ne pouvez pas agir sur le couple proposition/besoin ou améliorer votre offre par des spécificités intéressantes pour le client,

utilisez les techniques dialectiques :

Contournez, transformez, reformulez en minimisant l'objection

 

Ne dénigrez jamais le concurrent !

C- Sincère et non fondée (Le client y croit et ce qu'il dit est faux)

Le client n'a pas bien compris un élément de la proposition, demande des détails, des explications
Complétez, reformulez, ré-expliquez, revoyez votre découverte du client si vous constatez un élément nouveau ou oublié dans la phase de découverte du client ou de définition du projet

 

Votre rôle de manager comporte l'écoute des informations terrain rapportées par vos commerciaux et notamment des difficultés générées par les objections du client, à vous d'implémenter ces techniques comme des réflexes qui leur donneront de l'assurance, par l'exemple, les références de cas résolus grâce à ces automatismes.

 

En résumé : on n'invente rien, et les réactions des clients ont toujours des ressorts psychologiques à découvrir et à analyser pour mieux y répondre...

Par mgothier - Publié dans : Formation de vos commerciaux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 13:58

Voici un sujet d'autant plus d'actualité que les marchés français et européens traditionnels ont tendance à s'essouffler.

 

Nos vaillantes PME à vocation industrielle ne sont pas assez performantes sur les grandes zones émergentes à l'exportation.

 

Lorsque l'on interroge leur service commercial ou leur manager à ce propos, la réponse est parfois édifiante :

" Si, bien sûr, plusieurs clients étrangers nous ont déjà acheté du matériel par le passé " (sic !)

L'expression est lâchée, nous ne vendons pas à l'étranger... mais des clients nous achètent, approche trop passive et si souvent rencontrée chez des entrepreneurs pourtant capables d'exporter réellement.

 

Usons du terme "proactivité" pour donner quelques pistes, il s'agit de vendre, pas de recevoir des commandes, j'enfonce le clou !

 

En partant du principe que vous avez pu vérifier que votre bien soit exportable et présente une vraie valeur ajoutée concurrentielle sur une zone donnée, examinons la démarche à adopter :

 

- Évaluez votre ambition d'export par pays et déterminez un budget (à noter l'aide d'UbiFrance / Missions économiques et les possibilités d'analyse du marché dans ce domaine)

 

- Missionnez ou recrutez un commercial qualifié, parlant au minimum un anglais exploitable professionnellement, c'est à dire capable de converser et négocier au téléphone aisément, communiquer par mail, et mener une vraie action de prospection à distance

 

- Renseignez vous sur les taxes applicables par le pays concerné et le coût du transport (rôle habituel d'un(e) assistant(e) export)

 

- Pour la prospection, le traitement des opportunités et des demandes de devis faites traduire votre site Web, vos documents commerciaux et offres techniques convenablement, au besoin par un vrai traducteur technique, le jeu en vaut la chandelle

 

- Participez à un salon professionnel de votre domaine d'activité,  en tant que visiteur ou exposant, en préparant et qualifiant des semaines à l'avance vos rendez-vous avec des prospects clairement identifiés

 

- N'oubliez jamais que la "barrière" de la langue nécessite une communication claire et que le non-dit peut réduire vos possibilités de conclure à néant. (Ecrivez, confirmez, historisez !)

 

Prochainement un article sur la constitution d'un réseau de dsitribution / d'agents à l'export

 

 

 

Par mgothier - Publié dans : Développement export
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 15:18

Une confusion très présente dans le recrutement se fait à travers l'intitulé de "responsable commercial" ou même de "directeur commercial", avec une mission multitâche, de vente technique et.. de management de l'équipe de vente, gestion des comptes clés, marketing industriel, pricing, aide au développement produit, suivi de facturation ou d'impayés, développement export, stratégie, implantation CRM, etc.

Lorsqu'on peut faire tout ça sur un seul poste, on ne le fait que partiellement sur certains sujets et les performances commerciales de l'entreprise s'en ressentent à moyen et long terme; sans parler des interférences sur les secteurs, les clients de son équipe de vente et des services avec lesquels on entre en concurrence interne.


Il est à mon avis essentiel et salvateur de laisser le commerce quotidien aux commerciaux et les missions de management et d'appui en négociations "clé" aux managers !

Quelle vision globale peut-on avoir lorsqu'on est en prise directe avec les clients au quotidien ?

Bien sûr un manager commercial se doit de connaître le terrain, mais l'accompagnement régulier de son équipe en clientèle et quelques grands comptes gérés en direct suffisent à remplir cette exigence.



Le technico-commercial possède entre autres qualités la crédibilité technique et la confiance du client, le directeur commercial la capacité à fédérer, motiver, faciliter, ainsi que le recul qui lui donne la vision stratégique du marché.

 

Revenons sur le titre donné à la fonction.

Le terme de "responsable" est pour moi  l'expression d'une qualité personnelle et professionnelle et pas un titre ni une définition de fonction !

Il est courant d'associer ce terme à "commercial" ou à "technico-commercial" pour valoriser à bon compte les commerciaux, chargé d'affaires, vendeurs, etc ; comme si la fonction de vente en elle même n'était pas assez noble.

 

Le collaborateur a l'impression qu'il est un manager, alors que la direction ne rêve que de le voir se mettre à prospecter, à assurer sa mission de base plutôt qu'à élever son portefeuille en père tranquille .

La distorsion entre le besoin d'intégration sociale ou de reconnaissance du commercial et l'attente du chef d'entreprise augmente,le sentiment d'insatisfaction grandit des deux côtés !

 

Un directeur commercial est quant à lui chargé du management d'une équipe de vente, évitons donc de l'appeler "responsable commercial", ce qui contibuerait à maintenir une confusion avec nos chers "chargés d'affaires".

 

L'origine de cette confusion des genres et des titres peut être un motif économique bien compréhensible, un manque de réflexion ou d'aide dans le projet de recrutement, ou tout simplement la force de l'habitude.

 

En conclusion, je recommanderais aux dirigeants de PME de consulter les fiches de fonction type APEC et les professionnels du recrutement avant de publier leur besoin, et de profiter d'un remplacement prévu pour actualiser les objectifs et la mission.

Les contenus spécifiques peuvent varier en fonction des contextes d'entreprises mais les fondamentaux doivent être respectés.

 

Les professionnels de la vente et du management ont besoin d'une définition de poste claire, de reconnaissance (aussi!), et d'un salaire à la hauteur de leurs compétences mises en oeuvre.

 

Mais j'anticipe sur un prochain article au sujet des salaires des métiers de la vente !

 

 

 

 

 

Par MGothier - Publié dans : Recrutement commercial
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 14:41

Qui cherche-t-on lorsqu'on recrute un commercial ?

- la pièce exact du puzzle, avec une expérience avérée du produit et/ou du marché...
- un chasseur qui place le client au centre de sa stratégie, qui s'adapte au couple produit / marché...

Les recruteurs ou services RH, à la demande du dirigeant, font souvent leur recherche sur le profil "pièce du puzzle" et vérifient ainsi le syndrome Franco-Français en privilégiant l'expérience du domaine d'activité au détriment d'une approche compétence commerciale.

Interpelés à ce sujet ils prétendent en toute bonne foi "vouloir les deux", mais écartent de ce fait tous les profils compétences qui ont une expérience dans des domaines moins proches de leur activité, qui ont les qualités requises(dont un regard neuf sur leur marché et sur leurs clients).

En recrutant la pièce du puzzle, on privilégie les acquis sectoriels, les réflexes et automatismes (bons et mauvais), et l'on a peu de chances de voir la prospection augmenter, se développer de nouveaux axes business, appliquer des méthodes innovantes.

On sclérose sa stratégie commerciale, on limite ses possibilités de développement en se sécurisant autour d'acquis commerciaux dont on sait déjà à quel point ils sont fragiles au vu de la versatilité des clients.

Vous l'avez compris je suis partisan du recrutement de compétences métiers, de profils aux méthodes commerciales éprouvées mais évolutives plutôt que de ces recrutements aux allures de "transferts sportifs".

Un manager commercial se doit déjà de faire évoluer le comportement de son équipe, autant ne pas recruter un profil avec un bagage lourd d'habitudes dans le domaine concerné.
Pour en terminer et mettre un bémol à tout ceci, il existe des professionnels aguerris, experts sur leurs marché, et capables de renouveler leur portefeuille, leurs méthodes...

Ceux là sont en général très chassés et réfléchissent avant de changer !

Par MGothier - Publié dans : Recrutement commercial
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus